Une secousse financière d'ampleur à Asunción
En novembre 2026, la Banque centrale du Paraguay (BCP) a pris le contrôle d'Ueno Bank, la première néobanque du pays comptant près de 3 millions de comptes ouverts. Cette mise sous tutelle fait suite à des révélations sur des failles de gouvernance, un manque de solvabilité et des irrégularités dans l'attribution de prêts accordés à des parties liées.
Le blocage temporaire des applications mobiles et des cartes de paiement a provoqué une vive émotion au sein de la population. Plusieurs mouvements de protestation ont éclaté dans la capitale pour exiger la restitution immédiate des fonds, affectant notamment le paiement de certains retraités et salariés.
Conflits d'intérêts et démission à la Banque centrale
La crise a rapidement pris une tournure politique avec la démission du président de la Banque centrale du Paraguay, Carlos Carvallo. Ancien dirigeant d'Ueno Bank avant sa nomination à la tête de l'institution de régulation en 2023, ce dernier s'est retrouvé au centre de vives critiques concernant de potentiels conflits d'intérêts et un défaut de surveillance bancaire.
La justice paraguayenne a ouvert des enquêtes pour abus de confiance et gestion frauduleuse afin de déterminer les responsabilités individuelles des cadres et actionnaires de l'établissement.
Protéger ses épargnes : garanties d'État et valeurs refuges
Si la Banque centrale du Paraguay a rappelé que le Fonds de garantie des dépôts couvre la majorité des petits épargnants, cette crise remet en lumière la vulnérabilité des néobanques à croissance rapide en l'absence de régulation stricte.
Pour de nombreux analystes financiers, cet événement rappelle l'importance de la diversification des actifs. Au-delà des garanties bancaires étatiques, certains investisseurs privilégient le maintien d'une partie de leur patrimoine dans des valeurs refuges traditionnelles comme l'or et l'argent physique pour se prémunir contre les défaillances systémiques.